Un élevage de visons pollue les lacs du Canada (Mai 2010)
Une preuve supplémentaire que l'industrie de la fourrure nuit à l'environnement a été découverte dans le Comté de Yarmouth au Canada.
En effet, plusieurs lacs et rivières seraient infestés par l'algue bleue, connue sous le nom de cyanophycée, une plante microscopique générant des toxines, qui se développe dans des eaux contenant un niveau élevé de phosphore et de nitrogène.
(algue bleue, Photo: Carlene MacDonald )
Les habitants de la région pensent que leur lac est pollué par le fumier, l'urine, les cadavres, les liquides caustiques et les produits chimiques provenant des fermes de visons se trouvant à proximité de la ville de Carleton.
Une habitante dit: " les éleveurs de visons utilisent 100 kilomètres de rivière comme leurs toilettes et le gouvernement le permet en ne faisant rien".
Au mois d'octobre, le Conseil municipal du Comté de Yarmouth a voté un amendement afin d'augmenter la distance entre les lacs et rivières et les installations de traitement du fumier des fermes de fourrure ainsi que des fermes de cochons et de volailles.
L'amendement prévoyait de rallonger la distance de 100 mètres à 150 mètres. Evidemment, l'association des éleveurs de visons de Nouvelle-Ecosse et un groupe de fermiers ont fait appel et la proposition a déjà été reportée deux fois depuis février.
Un million et demi de visons sont élevés chaque année en Nouvelle-Ecosse dans 80 fermes, et la majorité de ces fermes se trouvent dans les comtés de Digby et Yarmouth. En 2006, la Nouvelle-Ecosse a été classée à la première place pour l'élevage de visons au Canada.
La situation semble difficile à régler lorsqu'on constate les "efforts collectifs" entrepris. Prenons comme exemple le Ministère de l'Agriculture de Nouvelle-Ecosse qui prépare une loi imposant aux éleveurs d'obtenir un permis et un plan écologique avant de pouvoir obtenir leur license, mais qui laisse l'association des éleveurs de visons participer à l'élaboration de cette loi.
Pour l'instant l'industrie de la fourrure se régule elle-même n'ayant que quelques recommandations en matière environnementale.
A cause de cette pollution de l'eau, un camp de vacances pour enfants à dû changer de lieu pour pratiquer ses activités après 81 ans consécutifs dans cette zone.
Pour plus de détails sur la pollution de l'industrie de la fourrure, rendez-vous sur cette page : http://www.marchecontrelafourrure.fr/node/16
Sources: http://www.dominionpaper.ca/articles/3416 et Halifax Media Co-op.