Compte-rendu Marseille
Compte-rendu de la Marche contre la fourrure à Marseille

Pour sa troisième édition, la Marche contre la fourrure a eu lieu à Paris le 19 Novembre 2011 mais aussi, et pour la première fois, à Marseille.
Le Sud a répondu à notre appel et ce sont environ 200 personnes qui nous ont retrouvés sur le vieux port pour cette marche contre l’ignominie. Nous étions tous là pour dénoncer le massacre de ces millions d’animaux, victimes d’un système de plus en plus cupide et indifférent. Plus de 50 millions d’animaux sont mutilés, dépecés vivants, torturés, gazés dans le seul but de répondre aux diktats de la mode et de la finance et, la plupart du temps, dans l’indifférence générale.
C’est ce que nous avons rappelé à nos manifestants et aux passants dans notre discours d’ouverture.
C’est donc déterminés et motivés que nous sommes partis à la rencontre des passants du samedi. Nous étions tous « armés » de banderoles, de pancartes, de slogans. Tous ceux qui ont croisées notre chemin ne peuvent ignorer désormais la réalité concernant la fourrure .
Compte tenu du nombre importants de participants nous avons eu la possibilité de marcher sur la chaussée encadrés de motards. Marseille a vibré aux rythmes de nos cris, de nos slogans scandés dans le mégaphone et repris en cœur par 200 personnes : « Fourrure-Torture », « Dépecés vivants » « 50 millions d’animaux exécutés dans les pires souffrances », « regardez bien les photos, assumez, voici ce que vous achetez et cautionnez ».
Les passants nous auront entendu et ils garderont en mémoire les images terribles; A présent, ils savent! Nous espérons qu'ils prendront conscience.

Nous avons fait de nombreux arrêts, toujours dans des endroits stratégiques et très commerçants. Le plus marquant fut sûrement celui que nous avons fait devant les Galeries Lafayette . Nous avions préparé des mises en scènes, nos bénévoles masqués, couchés sur le sol sur un drap souillé de sang et les participants autour scandant notre révolte; la révolte de 200 personnes a fait rage !
Au cours de ces mises en scène, nous prenions mégaphone et pancarte et allions vers le chaland lui demandant de regarder, de ne pas se voiler la face, d’assumer. « Voilà ce que vous achetez, regardez », « si vous n’achetez pas il n’y aura pas de fourrure », « réagissez » .

Pendant ce temps, des bénévoles se chargeaient de faire signer les pétitions, expliquant à qui le demandait pourquoi nous étions là. Nous avons distribué beaucoup de tracts. Il fallait informer le plus possible et nous avons réussi.
Nous avions également pris le soin ,avant la marche, d’installer sur une place très passante un stand. Trois bénévoles y sont restés pendant notre marche. Ils ont pu également informer, et répondre aux questions. Nous avions prévu également de diffuser un film sur la fourrure. Malheureusement le légendaire mistral marseillais a eu raison de nous et nous avons été obligés de plier l’écran.
Le stand était néanmoins percutant. Nous avions accroché beaucoup d’images, nous avions mis également trois dossiers complets (environ 40 pages d’information pure sur les pratiques, les chiffres, etc) à la disposition des gens qui voulaient en savoir plus, des tracts également disposés, et des pétitions bien sur.
Nous avons d’ailleurs terminé notre marche lorsque nous sommes arrivés sur la Place Ballard où se tenait le stand.
Nous avons remercié toutes les personnes d’être venues, nous avons remercié toutes les associations qui nous ont aidés et qui sont venues, et ensuite nous avons fait une minute de silence en hommage aux animaux morts pour un luxe cruel et inutile.
Le hasard a fait que nous avons croisé le chemin de Florence Arthaud la navigatrice qui a très gentiment signé notre pétition et nous a encouragés. Une très belle photo souvenir immortalise ce moment.
Nous avons déjà des tas de demandes pour savoir quand aura lieu la prochaine édition. Marseille se mobilisera encore plus l’année prochaine et nous n’avons qu’un seul vœu : celui de ne plus avoir à faire de marche !
